Aquaculture

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Le Gouvernement tunisien a fait de très importants efforts depuis de nombreuses années pour développer l'aquaculture, que ce soit sur son littoral ou à l'intérieur de son territoire. Des moyens de recherche, des structures pilotes et une politique d'encouragement ont été mis en place. Deux stratégies décennales ont été réalisées pour le développement de l’aquaculture qui sont le plan directeur de l’aquaculture (1996-2006) et la stratégie nationale du développement de l’aquaculture (2007-2016). Elles présentent les objectifs productifs, les recommandations ainsi que les moyens à mettre en œuvre pour mobiliser et attirer l’investissement privé. Actuellement, la production aquacole de la Tunisie est de l’ordre  de 7275 tonnes en 2011, dont plus de 80%  provient de la pisciculture marine.

 

pisciculture marine 

5837 tonnes de poissons marins (loup et daurade) sont produit par 21 projets en plein production, dont 17 projets sont des fermes off-shore et quatre fermes on-shore.  C’est derniers datent depuis la naissance de l’aquaculture en Tunisie où l’élevage se fait dans des bassins raceway. La production  est susceptible de croitre très prochainement surtout qu’il y’a  12 autres fermes aquacole off- shore   alevinés mais non encore productifs.

 

Engraissement du Thon

L’activité d’engraissement du thon rouge  a démarré en 2003 dans le but d’une meilleure valorisation commerciale par l’engraissement des petits poissons capturés à la compagne de pêche de thon rouge. Quatre fermes ont été crée par des armateurs de thoniers en association avec des opérateurs étrangers dans ce domaines. Elles sont  implantées au large de Mahdia et Hergla. La production annuelle de ces fermes et en moyenne  2400 tonnes.  Elle est totalement vendue à des clients étrangers  sur les lieux d’élevage.

 

Pisciculture continentale

Dans les barrages et les retenus d’eau essentiellement dans les régions du nord ouest, l’aquaculture  continentale  des mugilidés et autres espèces dulcicoles s'est développée avec une moyenne de production de 1000 tonnes par an.

23 barrages sont en exploitation dans le nord et le centre du pays. Ils sont empoissonnés par quelques espèces de poissons endémiques (barbeau, anguille) et d’autres espèces introduites tels que  le sandre, carpe commune, silure, Black bass, gordon, rotengle.. Des alevinages réguliers de mulet  sont effectués par la S/D de l’aquaculture et le GIPP avant et actuellement par  le CTA.

Pour la valorisation de ces retenus d’eau, la Direction Générale de la Pêche et de l’Aquaculture a octroyé des concessions aux exploitants privés et aux jeunes promoteurs diplômés du domaine.

Les barrages à vocation agricole pourraient être susceptibles d’être employés pour l’élevage intensif en cages flottantes, alors que les barrages utilisés pour l’irrigation sont utilisés seulement en mode extensif.

L’élevage du Tilapia dans les  eaux géothermales est installé au sud de la Tunisie par la fixation d’une station pilote d’élevage à Bechima dans la région de El Hamma sous la direction de l’INSTM.

 

Conchyliculture

 

La conchyliculture est une activité relativement ancienne en Tunisie. Elle est essentiellement pratiquée dans la lagune de Bizerte, où  il existe cinq  installations privées localisées dans la zone nord ouest de la lagune. Les premières tentatives ont concerné l'élevage de la moule Mytilus galloprovincialis, puis l'Office National des Pêches a développé cette activité depuis sa création en 1958 et l'a étendue à l'élevage de l'huître creuse Crassostrea gigas. Cependant, l'élevage de la moule et de l'huître reste encore peu développé en Tunisie malgré l'ancienneté de cette activité et la production annuelle moyenne n’a pas dépassé le cap de  200 tonnes.

L’élevage est pratiqué suivant la technique en suspension sur des tables fixes dans la lagune de Bizerte. Actuellement, plus de 10 projets sont implantés dans la zone marine de Bizerte où l’élevage est effectué selon la technique de pêche sur filière. 

 

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